2009
COCONUTS
JEUNES FILLES ISRAÉLO-PALESTINIENNES DU YMCA DE JÉRUSALEM
2009
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JEUNES FILLES ISRAÉLO-PALESTINIENNES DU YMCA DE JÉRUSALEM
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COCONUTS
JEUNES FILLES ISRAÉLO-PALESTINIENNES DU YMCA DE JÉRUSALEM

COCONUTS

une grande famille

Les familles d’accueil se sont réunies autour d’un pique-nique au bord du lac. C’est un petit groupe de 9 familles, toutes membres de Coexistences et tout le monde se connaît. Il règne un sentiment de famille élargie. Une certaine expectative est également palpable, mêlée à de la confiance, – ce voyage est le 4e, tout le monde est rôdé. Il y a bien sûr beaucoup de questions sur ce nouveau groupe : qui sont ces jeunes filles ? quelle est la dynamique du groupe ? et bien d’autres questions encore…


Jérusalem, avant le départ, 15-17 Juillet


Coexistences souhaite cette fois-ci tenir un journal de bord du séjour en Suisse si possible au quotidien et l’un d’entre nous doit rassembler les impressions du groupe, des familles d’accueil, de tout le monde. Nous demandons aux filles quand elles sont encore à Jérusalem de nous dire ce qu’est le groupe, ce qu’il représente pour elles, et quelles sont leurs attentes du voyage en Suisse.

Voici ce que Eman et Dalal nous en disent :
Le groupe est un groupe de dialogue, de connaissance de l’autre, d’écoute de ce qu’est l’autre et de comment il voit les choses, que ce soit à propos du conflit, leur culture, l’histoire telle qu’elle est comprise. Mais d’un groupe de dialogue, il s’est transformé pour devenir un cercle d’amis au sein duquel des questions plus personnelles peuvent être partagées. Alors qu’Israéliens et Palestiniens n’ont pratiquement aucune opportunité de se côtoyer, ce groupe fait voler en éclats les barrières traditionnelles des communautés et leur démontre qu’il est possible d’avoir des amis de l’autre bord…

Le groupe représente pour ses membres la preuve concrète que différents points de vue existent et que c’est une réalité à accepter. Le travail de dialogue a renforcé par ricochet leur propre identité, les conduisant à définir en des termes plus précis qui ils sont. Le groupe est également un espace où ils peuvent exercer la liberté d’expression parce qu’il leur donne un lieu où s’exprimer et défendre leur point de vue et exprimer ce qu’elles souhaitent.
Le voyage en Suisse est bien sûr l’opportunité de découvrir un nouveau pays et de nouvelles personnes, mais le plus important encore est probablement ce qu’il apportera au groupe. Elles s’attendent à des discussions difficiles, mais elles pensent aussi que ces 10 jours de coexistence créeront des liens très forts.


D’Arolla, loin dans les montagnes, 20 au 22 Juillet Nous nous sommes retrouvées au YMCA à minuit et 10 heures plus tard nous nous retrouvions à l’aéroport de Genève sans bagages…
Amira : « Je me suis sentie perdue, j’ai commencé à m’inquiéter. »
Ri vital : « C’était sympa parce que les Suisses nous ont prêté de vraies chaussures de randonnée, bien meilleures que celles que nous avions et tout plein de vêtements pour « ceux en besoin » Depuis puisque tout a été retardé, nous sommes en retard, mais c’est ok, nous ne sommes pas suisses, nous sommes du Moyen-Orient !!! »

Hier soir, les aînées ont organisé un jeu. Elles ont préparé des petits papiers sur lesquels chacune devait écrire un petit mot pour…
1-    quelqu’un qui l’avait impressionnée,
2-    quelqu’un qui l’avait rendue heureuse ou l’avait fait rire
3-    quelqu’un qui avait dit quelque chose de remarquable ou qui l’avait inspirée
4-    quelqu’un qu’elle souhaitait connaître mieux
5-    quelqu’un qu’elle avait appris à connaître

Les lettres devaient être remises aux filles pour lesquelles elles avaient été écrites. À la fin du jeu, les filles ont eu le temps de lire les lettres, et il y a eu beaucoup de sourires, beaucoup d’embrassades, et l’on pouvait sentir combien l’atmosphère était chaleureuse…

Lundi matin pendant la session de travail, les filles ont discuté du choix de leur compagne de chambrée au chalet et de ce qu’elles ont ressenti.
Amira J. (aînée) : « Il régnait de la franchise, les filles se sont ouvertes, elles ont partagé leurs sentiments les unes pour les autres, il y avait de la solidarité. Les filles ont affronté le défi d’être acceptées, d’être accueillies, ou de se sentir étrangères, timides et bien d’autres choses encore… »
Sylvie : « Je me trouve ici pour la 5e fois avec un groupe toujours différent, toujours plein de surprises, et il m’apparaît clairement que l’expérience ne m’aide pas réellement, sinon d’un point de vue purement technique.
Il y a toujours un besoin d’écouter constamment les voix, de garder à l’esprit les histoires personnelles que chacun amène avec soi et la nécessité d’être constamment et sans cesse encourageante.
Je suis vraiment gâtée par la remarquable qualité de l’encadrement, Linda, Mona, Rivita, Amira et Rina… et j’ai le sentiment que ces filles qui ont choisi de faire partie de cette aventure apprennent chaque jour toujours plus. Et c’est fascinant de voir que nous qui les encadrons, nous apprenons aussi tout autant !

Hier, j’ai eu une longue conversation avec 4 filles du groupe. Elles m’ont demandé pourquoi elles avaient été sélectionnées, elles voulaient comprendre le processus de sélection, elles m’ont donné des conseils sur comment je devrais recruter les groupes la prochaine fois, elles m’ont aidée, étaient engagées, curieuses et nous avons BEAUCOUP parlé. Noam était très intéressée et posait beaucoup de questions. Alona m’a donné de nouvelles idées, cela fut un vrai enrichissement. »

Je m’appelle Aya, je suis une jeune Palestinienne qui vit a Jérusalem. C’est ma première année au sein du groupe COCONUTS. Ce groupe m’a beaucoup changée, nous avons dialogué entre Palestiniens et Israéliens et à travers ces discussions nous avons échangé nos points de vue, nous nous sommes écoutés et aussi compris. Ces deux derniers jours, je suis en Suisse avec le groupe incroyable de COCONUTS. Nous vivons toutes dans le même chalet, pour moi c’est vraiment une expérience très spéciale et tout à fait différente de tout ce que j’ai pu vivre jusqu’à présent. Je vis avec 15 filles qui toutes représentent quelque chose de très spécial pour moi, elles m’encouragent toutes et c’est tellement sympa d’être toutes ensemble, nous dormons, mangeons et fai-sons tant d’autres choses ensembles. Au cours des sessions de travail que nous avons, nous discutons de tout plein de sujets et à chaque discussion et dialogue, j’apprends quelque chose et cela me rend forte et plus intelligente. » « Je m’appelle Alona, je suis une jeune fille juive de Jérusa-lem qui participe au programme des Jeunes Voix Modérées. Je suis maintenant pour la première fois en Suisse. Le paysage est incroyablement beau partout – même la route depuis l’aéroport était magnifique. C’est tellement différent d’Israël…
Hier nous sommes parties en randonnée avec François au Lac Bleu, ce magnifique petit lac tout en haut d’une montagne. La randonnée était passablement difficile, surtout pour moi qui n’ai aucun sens de l’équilibre et je suis tombée 18 fois. Cela en valait malgré tout bien la peine. Quand nous sommes enfin arrivées au sommet, Linda (notre médiatrice) a dit que là c’était un bout de paradis, et j’ai du bien en convenir. Bien sûr, je me suis précipitée dans le lac et j’étais complètement gelée. Au moins, j’ai maintenant une bonne histoire à raconter à mon retour.
Le trajet en bus de la montagne jusqu’à notre chalet a aussi été plein de surprises –, je n’ai jamais été dans un bus aussi propre et aussi calme ! Nous n’avons pas cessé de chercher des graffitis ou peut-être un chewing-gum, mais nous n’avons rien trouvé. C’est vraiment un choc de se trouver dans un lieu qui ne ressemble pas le moins du monde à chez moi et je suis si reconnaissante de cette chance que j’ai. J’adore la Suisse. »

25 JUILLET / Sylvie nous écrit


Aujourd’hui, Sylvie et son dos douloureux et Amanda et son genou douloureux mangeaient des raviolis, une salade, des cerises… et discutaient de ce qui était arrivé à Amanda durant ce séjour. Nous avons eu une longue longue conversation.
Amanda me dit : « En Israël, je n’ai jamais imaginé que je parlerais à certaines des filles et maintenant, j’ai le sentiment d’avoir un contact avec elles, même avec une fille qui est dans ma classe et le contact n’a commencé qu’ici.
J’ai soudain découvert qu’elles étaient différentes de ce que je pensais. Je les percevais timides et j’ai découvert qu’elles savaient s’amuser. Nous avons dormi ensemble au chalet ou dans les familles, et je les ai découvertes.
Hier, nous sommes allées à Genève et nous avons pu découvrir les choses nous-mêmes, pas par les yeux d’un guide. Nous n’avons pas suivi un plan, mais nous avions une mission et une carte et nous pouvions être libres et faire selon nos envies du moment, demander à des passants, aller par d’autres chemins… nous nous sommes senties indépendantes et nous avons aimé cela !
Nous sommes allées dans un bar et avons acheté des crêpes, et nous avons demandé à quelqu’un de nous traduire le menu… et la femme parlait l’arabe et a discuté avec Dalal dans le bar et nous a invitées et a payé pour nous ! Nous sommes allées chez Évelyne pour le dîner et beaucoup de filles l’ont adorée, nous avions le sentiment d’aller chez la grand-maman. Mais quand j’ai fait le Kabbalat Chab-bath, la bénédiction des bougies, et que personne n’écoutait vraiment, je n’ai pas été contente, comme ne pas être respectée…
Dans ma famille d’accueil, je ne me suis pas sentie à l’aise, je n’ai pas eu assez de temps avec eux pour mieux les connaître et me sentir plus à l’aise. Parfois, je suis gênée de demander quelque chose. Pourtant nous avons des contacts chaleureux et ils essaient de nous faire nous sentir à l’aise. Nous préparons certaines sessions de travail nous-mêmes. Chaque fois quelque chose de nouveau et de différent en sort. Aujourd’hui, nous avons eu une session incroyable sur « Ma place dans le pays ». Cela nous a amenées à de très bonnes discussions parce que nous partions d’un sujet si concret. C’était vraiment intéressant. Les filles arabes disent qu’elles paient des impôts mais que leurs rues ne sont nettoyées qu’une fois par mois. Nous avons essayé de leur expliquer que les juifs n’aiment pas aller dans leurs quartiers parce qu’ils ont peur de recevoir des pierres. Mais les filles arabes ont le sentiment qu’il y a de bonnes raisons pour jeter des pierres.

En Israël, je ne parlais pas tant et ici je me sens soudain concernée par les discussions.

Pendant l’une de ces discussions, je me souviens que nous avons parlé des terroristes et les filles arabes disaient qu’ils étaient des « guerriers de la liberté ». Pour nous, c’est impossible de comprendre cela…
Un autre jour, l’une de nous a parlé de Gilad Châlit et le fait qu’il est prisonnier et beaucoup des filles arabes ne savaient rien à propos de lui, et elles ont aussi parlé de leurs prisonniers et j’ai dit qu’ils étaient des terroristes mais l’une des filles (arabes) a pleuré parce qu’un des membres de sa famille est en prison et la discussion est devenue vraiment trop difficile et nous n’avons pas pu continuer. Je les comprends d’une certaine façon, mais je ne veux pas vraiment les comprendre parce que je ne peux pas justifier leurs actions. Bon. Danielle va venir chercher Amanda et Sylvie va aller dormir en espérant qu’elle ira mieux et d’ici là, merci à vous de nous lire.

À propos de «MA PLACE DANS LE PAYS»


Session préparée par : Eman, Michal, Dalal et Noa. Matériel : une balle de feuilles de journaux (préparée à l’avance), une poupée, de la musique. Règles du jeu : jeu + conversation Voici comment le jeu est joué : entre chaque couche de journal, il y a une question ou quelque chose d’amusant à faire. La balle est passée d’un joueur à un autre jusqu’à ce que la musique s’arrête. Celle qui a la balle quand la musique s’arrête déchire la première couche de papier et répond à la question ou fait ce qui lui est demandé. Si c’est une question « sérieuse », elle la passe à la personne dont elle aimerait entendre la réponse. Sous la dernière couche, une poupée est cachée. Celle qui reçoit la poupée la garde pour la prochaine activité … qui est : la CONVERSATION. Comment se passe la conversation : seule la personne qui tient la poupée peut parler de ses sentiments et des sujets qui ont été abordés pendant le jeu.
La poupée représente « la petite personne dans le pays ». Elle est petite comparée au cercle des joueurs comme nous sommes petits comparées au pays…

Voici les questions « sérieuses »


1 / qu’est-ce que la démocratie ? !
2 / est-ce que tu penses qu’Israël est un état pour les Juifs comme pour les Arabes ?
3 / est-ce que tu te lèves lorsque tu entends la « Tikva » (hymne national israélien) ? et pourquoi ?
4 / vas-tu aller à l’armée et pourquoi ?
5 / que penses-tu de Noa allant à l’armée ?
6 / te reconnais-tu dans le drapeau israélien/palestinien et pourquoi ?
7 / est-ce que tu penses qu’il devrait y avoir des représentants palestiniens à la Knesset ?
8 / quand tu seras en âge de voter à la Knesset"ou aux élections municipales, est-ce que tu voteras ? pourquoi ?
9 / dans quel type de pays te sentiras-tu à l’aise ?
10 / est-ce que tu supporteras un état palestinien ?
11 / est-ce que tu supporterais la solution de deux états ?12 / si la solution de deux états devenait une réalité et que ta maison était dans l’« autre » pays, et qu’il t’était possible de rester o tu es, est-ce que tu déménageras ?
13 / est-ce que tu penses qu’ils te laisseront rester dans ta maison ?
14 / s’il y a deux états, où voudrais-tu que Jérusalem soit ?15 / que vas-tu faire pour aider ton pays à avoir un meilleur futur ?

Voici les choses marrantes à faire


1 / prend une amie et danse la « Hora »
2 / si tu n’avais qu’un jour à vivre, que ferais-tu ? !
3 / chante une chanson en arabe/hébreu et apprends-la à tout le monde
4 / raconte-nous un de tes secrets les plus noirs
5 / prend une amie et danse le Dabke
6 / nomme 3 personnes en vie ou mortes avec lesquelles tu aimerais avoir un dîner
7 / nomme 3 personnes très connues dont tu penses qu’elles devraient se faire couper les cheveux
8 / Juman, mets-toi debout et apprends à celle qui lit com-ment danser la danse du ventre
9 / imite n’importe qui du groupe/ ou un des modérateurs 10 / demande à n’importe qui n’importe quoi
11 / saute 30 fois sur un pied en disant « je suis un petit singe amusant »
12 / si tu étais un animal, lequel voudrais-tu être ?
13 / imite l’animal du dernier tour
14 quel est le CD le plus gênant que tu aies jamais possédé et chantes en une chanson
15 / si tu devais aller sur une île déserte, quelle est l’unique chose que tu prendrais avec toi ?
16 / quelle est la chose la plus stupide que tu aies jamais rêvée ?
17 / quelle est la chose la plus stupide que tu aies jamais portée ?
18 / est-ce que tu as des croyances idiotes ? (c’est le moment de nous parler de ton sous-vêtement porte-bonheur ou de comment le chat de tes voisins a disparu)
19 / dis quelle a été la meilleure session en donnant une des réponses suivantes :
a / cette session
b / la session avec la balle de papier-journal
c / la session organisée par Noa, Dalal, Michal & Eman
d / toutes les réponses sont bonnes parce qu’elles sont géniales
Les questions et les tâches étaient mélangées.

25 au soir


Deux jeunes gymnasiennes suisses, Marine et Malika, ont choisi pour thème de leur travail de maturité (un devoir de 30 pages) le Conflit. Elles sont venues ce soir interviewer les filles par petits groupes mixtes de 4. Nous leur demandons comment se sont passées les interviews et ce qui les a mar-quées. Elles nous disent qu’elles sont vraiment très (agréa-blement) surprises par la complicité et l’intimité des filles. Elles s’attendaient à plus de distance, plus de réserve et plus de désaccords.
Marine et Malika leur ont demandé si elles pensaient que la violence était une solution, ce qu’elles pensaient des kami-kazes /attentats suicides et si elles pensaient que le conflit serait résolu un jour.
Les filles étaient très claires à penser que la violence n’était pas une solution, mais en même temps, Marine et Malika pouvaient sentir que la résolution du conflit semblait aux filles quelque chose de très lointain et presque un rêve. Mais les filles ont dit qu’elles pensaient que des programmes tels que celui du YMCA étaient positifs et contribuaient à construire quelque chose d’autre.

28 juillet / Danielle ce matin nous écrit


Bonjour tout le monde,
J'aimerais vous faire partager un cadeau reçu ce matin par nos deux filles et qui nous motive à poursuivre notre expérience annuelle de COEXISTER.
Petit-déjeuner, mes deux filles sont prêtes pour la journée shopping (inutile de dire qu'elles n'ont pas mis plus de 5mn pour s'extraire de leur lit), le téléphone sonne, c'est le père d'Amanda, après quelques palabres, je lui passe sa "prin-cesse". 30 secondes plus tard, le natel de Georgina sonne à son tour : son papa également (ah ces pères et leurs fifilles !). Et voilà mes deux filles qui, tout en croquant leurs poppies au chocolat, babillent avec leur géniteur parlant chacune dans sa langue (hébreu et arabe).
Même avec une caméra au bout du bras, je n'aurais pas pu filmer tant j'étais émue et je ne voulais pas perdre une miette de cette scène. MERCI Sylvie, Linda, Mona, Rina et COEXISTENCE. »

Plus tard…


Les familles ont retrouvé leurs filles à la gare pour le dernier adieu avant leur départ pour l’aéroport et Jérusalem. Elles sont arrivées avec toutes sortes d’achats et fourrent tout dans leur valise après avoir fait admirer leurs emplettes. Il y a eu un petit cafouillage avec le bus qui tarde à arriver, c’est tant mieux, on a plus de temps pour rigoler encore un peu. Le bus arrive, nous comprenons que le temps est venu et tous nous nous embrassons, les yeux commencent à s’embuer. Tous les ans c’est la même chose et pourtant tous les ans nous pleurons d’émotion à l’idée de nous séparer de nos « filles » et de les voir repartir. Le chauffeur de car de cette année est terriblement sympathique, il a bien compris combien ce groupe est spécial et nous fait rire en nous faisant ses adieux lui aussi comme s’il partait également très loin.

Le car s’ébranle. Comme les années précédentes, les familles se précipitent de l’autre côté de la route pour le voir passer et faire un dernier signe d’au revoir. Certains repartent, d’autres se sentent un peu étourdis et décident de partager un verre au café de la Gare. L’émotion apaisée une longue heure plus tard, nous rentrons tous en songeant à cette année, aux années précédentes et à l’année prochaine.





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